Séailles – Rhum Single Cask

Séailles – Rhum Single Cask


Séailles de Ténarèze aujourd’hui, l’un de ces incroyables domaines d’Armagnac dont nous n’avons même pas entendu parler il y a un an environ. C’est juste fou la quantité d’alcool de haute qualité produit là-bas qui vole encore sous le radar de presque tout le monde. Pour une raison quelconque, j’ai le sentiment que cela ne durera pas très longtemps, après tout, trop de travail est actuellement effectué sur ce front (notamment grâce à nos amis de Raisin de l’Art et armagnac.de). Néanmoins, je doute fortement que nous atteindrons un statut similaire par rapport au rhum ou au whisky de si tôt, ce qui en fait une période relativement cool pour être en Armagnac, je pense : il devient de plus en plus facile à explorer, il y a beaucoup de yak incroyables à découvrir , les prix sont toujours corrects et il n’y a absolument aucun tracas pour obtenir l’embouteillage que vous voulez vraiment avoir (à quelques exceptions près bien sûr). Et Séailles incarne ces traits comme nul autre.
Nous avons d’ailleurs fait cette séance complètement à l’aveugle, ne sachant pas quel(s) domaine(s) est (sont) et en fait ne sachant même pas quel spiritueux nous dégustons. Alors que l’esprit était clair tout de suite, nous ne pouvions tout simplement pas croire que les Armagnacs suivants proviennent tous du même domaine. Comme vous allez le voir, leurs profils sont aussi variés que possible.

Cépage de l’Art Séailles 2000 20 ans (54%) : Nez : Vous n’êtes pas obligé de me dire que vous ne pouvez pas sentir le sel mais celui-ci est salé. Pensez à cette planche de bateau en bois que l’on trouve dans certains Port Mourants ou à ces notes plus légères de cacahuètes salées que l’on pourrait obtenir avec Albion. Puis de l’iode, un mélange de fruits tropicaux et une note plutôt agréable et moisie, presque Rancio. Des trucs plutôt cool. Bouche : Beaucoup plus fruitée que le nez mais toujours avec ces notes sèches, maintenant poussiéreuses. Les meubles anciens rencontrent la banane mûre, le chocolat salé, les raisins secs imbibés de rhum et un mélange de noix. Ici et là aussi la fraîcheur d’une pomme mûre. Bien que ce ne soit pas le plus vieux Yak du groupe, la maturité est au rendez-vous, je pense. Finale : Courte à moyennement longue avec des pommes, du chocolat et du thé noir. Marche à suivre. (87/100)

Séailles 1990 30 ans #68 (50%) : Ugni Blanc. Nez : On retrouve un peu de colle, un mélange de pommes et de poires fétides ainsi que pas mal de bois. C’est un peu trop alcoolisé à mon goût mais le profil n’est pas trop mal. Plus tard, des épices (poivre, muscade), du marc, du foin et des notes plus végétales. Bouche : Beaucoup plus douce que la bouche. Nous obtenons toujours ces pommes du nez, mais elles sont beaucoup plus proches de la compote de pommes sucrée maintenant. Puis caramel, pommes vertes et chêne. Il a un peu le goût d’un mélange de J.Bally et de Demerara Rum, mais c’est un peu plus fruité que ceux-là. Je n’aurais pas deviné son âge d’ailleurs, je dois l’admettre. Il sent vraiment et a un goût beaucoup plus jeune que ce que vous attendez d’un spiritueux de trente ans. Finale : De longueur moyenne avec du chocolat, des raisins secs, des pommes et du chêne. Très solide. (83/100)

Raisin de l’Art Séailles 1988 32 ans (50%) : Nez : Très sec, amer et boisé. Le fût était très actif et domine définitivement le Yak. Bois, épices, cacao, café et poussière sont des mots que j’utiliserais pour décrire le profil. Je pense que cela pourrait être celui qui est conduit par le palais et moins par le nez, mais voyons voir. Bouche : Très boisée avec du chocolat/cacao, du café, de nombreuses notes amères, des oranges amères, des noix, une brioche douce et différentes épices. Au niveau du Rhum, cela me rappelle un peu le vieux Versailles « KFM » – l’eau de bois par excellence ! La texture est très moelleuse et la deuxième et la troisième gorgée révèlent même quelques petites notes fruitées comme la pomme ou l’abricot. Finale : De longueur moyenne et boisée avec des notes de pomme, de cannelle et de chêne. Des trucs sympas, mais certainement pas faits pour tout le monde. (86/100)

Séailles 1986 34 ans #3 (58%) : Nez : Sec et boisé. Encore une fois, on retrouve pas mal de notes poussiéreuses comme du vieux bois, une cave qui n’est pas entrée depuis un certain temps ou ce vieux carton qu’on vient d’ouvrir. Plus profondément dans le verre, des notes plus maritimes (pensez aux algues, à l’eau salée) ou à la saumure, aux olives, aux herbes et au moka. Un peu trop poussiéreux à mon goût si vous voyez ce que je veux dire. Bouche : Toujours poussiéreuse et boisée, mais aussi plus fruitée que le nez. Cela semble être un thème commun à ces Séailles. Cacao, cacahuètes, poivre, chêne et rancio sont mes principales impressions. C’est très direct et puissant, quelque chose d’assez étrange d’une certaine manière car nous n’obtenons généralement ce type de profil que de vieux Yaks à faible abv. Finale : Le cacao, les noisettes, le chocolat et le chêne me restent un moment. Un très bon, où seul le nez était un peu décevant. En termes de rhum, ce serait un Caroni, juste un sans un grand nez. (88/100)

Séailles 1986 34 ans #4 (57%) : Nez : Similaire au #3 mais un peu plus léger et peut-être un peu plus fruité. Aussi quelques notes plus sales (pensez encore à Caroni avec sa casse). En plus de cela, il n’y a vraiment pas grand chose à ajouter car ces Yaks ne veulent tout simplement pas s’ouvrir complètement, je pense. Bouche : Beaucoup, beaucoup plus sucrée que la #3. Pêches, bois, fraises même, chêne et seulement un soupçon de cacao. Ces fûts sont si différents les uns des autres qu’on ne s’attendrait pas à ce qu’ils soient du même millésime. Finale : De longueur moyenne avec un mélange de baies, de cacao, de raisin et de chêne. Rien d’extraordinaire, mais il soutient le palais. Je préfère définitivement le style plus sale de #3 et pour en revenir à celui-là, je peux maintenant aussi y identifier des notes légèrement sucrées. Encore du bon jus. (84/100)

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